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Élections
Communales de Soumagne
Que
nous enseigne le passé ?
Qui ne tire
les leçons du passé dit-on est
condamné à le revivre.
Il n'est
dès lors pas inutile de nous pencher quelque peu
sur les
résultats électoraux des années
antérieures et les
mécanismes qui les déterminent.
La technique électorale.
- Par référence au scrutin
majoritaire
où le premier
emporte tous les mandats, notre système électoral
est
appelé « proportionnel ».
- En réalité, il favorise
cependant les grandes
formations et pénalise les petits partis.
Ex: Année
1988
- PS: 4392 voix pour 14
mandats, soit en moyenne 313,7 voix par mandat.
- RCI: 763 voix pour un
seul mandat.
La participation.
- Il est d'usage de comptabiliser les votes par
rapport
aux bulletins valables car ce sont ces chiffres qui sont pris en
considération pour déterminer la
répartition des
élus.
- Néanmoins, une analyse approfondie
se doit de
prendre en compte les électeurs inscrits. On voit ainsi
apparaître une évolution significative du
comportement des
électeurs.
- De 1976 à 2000, le nombre d'absents
est ainsi passé à Soumagne de 5,8 % à
8,7 %.
- Quelles sont les raisons de cette
désaffection
pour la politique communale pourtant réputée
«
proche » des citoyens? Sûrement
sont-elles multiples: contexte général
de la société, comportement politique
de la majorité, incapacité de
l'opposition à présenter un projet alternatif
crédible.
- L'année 2000 a vu pour la
première fois
la participation des habitants d'autres nationalités
européennes.
- On constate que sur 931 personnes
concernées, 220 seulement se sont inscrites pour voter, soit
23,6 %.
La stratégie.
- Il faut rendre justice au PS d'avoir su
utiliser
à son profit les divisions dans les autres partis politiques.
- Ainsi en 1988, se sentant menacé, il
n'a pas
hésité à offrir un mandat à
M. Dumont pour
qu'il crée la division.
- Résultat: Quelques PRL tombent dans
le piège. Un mandat
pendant 6 ans en échange d'une majorité absolue
pendant
au moins 18 ans.
- Voilà assurément un
marché de
dupes. Néanmoins, un exemple d'intelligence tactique dont
devrait s'inspirer CDH, Écolo et MR.
Les avantages du pouvoir.
- Quand, pendant 6 ans, le Collège des
Bourgmestre et
Échevins peut dépenser chaque année
environ 15 millions d'euros, soit 600 millions de francs,
l'équipe au pouvoir a beau
jeu de
présenter « ses »
réalisations.
- Si, en outre, on considère les
emplois offerts
à ses amis, le népotisme (ex: l'architecte et le
géomètre attitrés de la commune sont
fils
d'échevins), la publicité aux frais des
contribuables par
le biais de brochures d' « information »
particulièrement nombreuses l'année
électorale, on
mesure l'avantage dont bénéficie le PS au pouvoir.
- L'exemple de la commune de
Fléron nous montre que cet avantage peut se
chiffrer à plus de 10 %.
| Fléron |
Année |
Voix |
PS
au pouvoir |
1976 |
48,5
% |
| 1982 |
50,1 % |
| 1988 |
47,8 % |
PS
dans l'opposition |
1994 |
34,7 % |
| 2000 |
35,1% |
Le Cas 1994.
- Certains ont cru pouvoir tirer
argument de
la campagne catastrophique de 1994
pour réfuter le projet d'alliance. Il ne faut cependant pas
s'y tromper.
- En effet, en 1994, seul le groupe IC se
présentait face au PS qui a réussi cette
année de
loin son meilleur score.
- Le PS n'a donc pas gagné face
à une
coalition de
l'opposition, mais a vaincu par abandon de nombreuses forces vives de
la minorité découragées par
l'incapacité de
former une liste commune représentative de toutes les
sensibilités.
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