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2007 - Citations du
Mois
Mois
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Citations et
Commentaires |
Décembre
2007 |
Quelle est la prise de parole libre et indépendante des
parlementaires ? Quelle est notre liberté d’action ? N’importe quel
conseiller communal s’exprime plus librement que nous. Ici, quand il y a le
moindre litige, il faut aller trouver M. ou Mme le président pour le
régler. Nous manquons d’efficience et de sérieux, nous sommes des moutons de
Panurge.
André BOUCHAT
Député CDH au Parlement Wallon
Rapporté par « Le Soir » du 07-11-2007
Nous laisserons à M. Bouchat la responsabilité de son
appréciation sur la soumission des parlementaires wallons. Par contre, sur la
liberté des conseillers communaux, il ne semble pas très au courant de la
situation dans certaines communes de Wallonie.
Sait-on qu’à Soumagne par
exemple, certains conseillers PS traversent toute une législature sans prendre
une seule fois la parole. En bons petits soldats, réduits au rôle de machine à
voter, ils n’ont semble-t-il d’autres droits que de lever la main selon les
ordres donnés.
Jamais avare de grandes déclarations sur son sens démocratique,
notre bourgmestre se comporterait-il en « petit dictateur » comme le
prétendaient certains membres de l’Union Socialiste Communale dans
l’effervescence préélectorale ? Cela nous paraît abusif. De toute façon, il
ne nous appartient pas de juger ce qui se passe au sein de la famille
socialiste.
Néanmoins, au vu du conseil de novembre où l’échevin M. Van Den Eynde
se vit interdire de parole sur ordre militaire de M. Janssens tandis que, suite
à une altercation, le conseiller de la minorité M. Émile Mordant était menacé
de poursuites judiciaires, on est en droit de se poser des questions. S’agit-il
d’un dérapage malencontreux ou plus fondamentalement d’un état d’esprit
inquiétant ?
Quoi qu’il en soit, s’il en fallait une nouvelle preuve, ces
incidents nous l’apportent : la démocratie est bien plus facile à évoquer
dans les discours qu’à inscrire dans une pratique quotidienne.
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Novembre
2007 |
« Je suis fier de ce que j’ai pu apporter
en tant que ministre…
à ma commune »
Michel Daerden
Ministre
régional
Les bureaux du pouvoir
RTBF,
24-10-2007
En substance, voilà notamment
ce que déclarait le plus
naturellement du monde Michel Daerden au cours de
l’émission « Les bureaux
du pouvoir ». Ainsi donc, un ministre
régional supposé travailler au
redressement de la Wallonie, se préoccupe prioritairement
des avantages qu’il
peut retirer de sa position en faveur de sa commune.
Dès lors, on ne
s’étonnera pas d’entendre à
Soumagne, son
fidèle serviteur le bourgmestre Charles Janssens, adopter le
même type de
discours. Se félicitant que la rénovation
extérieure des bâtiments de la
Coopérative (1.400.000 € soit 56 millions FB) ne
coûtera pas un franc à la commune,
car financée presque exclusivement par l’Europe
dans le cadre de l’objectif 2,
il déclarait une fois de plus lors du dernier conseil
communal « J’aime
autant que l’argent européen pleuve dans notre
commune plutôt
qu’ailleurs ».
Apparemment, il est difficile de lui
donner tort et chaque
soumagnard devrait se réjouir de cette manne
européenne. À condition cependant
de rencontrer à l’aide de ces subsides
l’objectif poursuivi, en l’occurrence le
développement
régional. Ce qui, hélas, reste
à prouver.
En 1976 déjà, M.
Georges Vandersmissen (pour ne citer qu’un
socialiste), regrettait dans le bulletin de novembre de la fondation
André
Renard que les premières interventions du FEDER en Wallonie
aient été
« réparties
entre 26 projets différents »
et que « ces
moyens
financiers ne soient pas utilisés pour des dossiers
innovateurs et en
concentrant leur impact sur l’un ou l’autre grand
projet ». Trente ans
plus tard, MM. Daerden et Janssens continuent néanmoins
à se complaire dans un
sous-régionalisme stérile dont devait
paraît-il nous débarrasser le plan
Marshall.
Non pas que la
rénovation de ces bâtiments soit à
classer
parmi les « travaux inutiles »,
mais en quoi vont-ils relancer notre
économie ? Car dites-moi, quand ils seront
terminés, combien y aura-t-il à
Soumagne d’emplois en plus, c'est-à-dire de
chômeurs en moins ?
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Octobre
2007 |
Là
où des hommes et des femmes sont condamnés
à vivre dans
la misère, les droits de l’homme sont
violés.
S’unir pour les faire respecter
est un devoir sacré.
Père
Joseph WRESINSKI
Fondateur
ATD Quart Monde
À
l’initiative d’ATD Quart Monde ( http://www.atd-quartmonde.be ), fut
inaugurée à Paris le 17 octobre 1987 une dalle en
l’honneur des victimes de la
grande pauvreté sur laquelle est gravée cette
phrase du fondateur du mouvement.
Dans la foulée, en 1992, l’assemblée
générale des Nations Unies décidait
que ce
17 octobre marquerait la Journée Internationale pour
l’élimination de la
pauvreté.
Cette
journée mondiale du refus de la Misère est
l’occasion
de rappeler que la grande pauvreté dans le monde, mais aussi
en Belgique est
une injustice inadmissible. Reconnaissons cependant que, hormis
quelques
statistiques ou la recrudescence de la mendicité, nous
connaissons peu de
choses de l’état de misère dans notre
pays.
En
ce qui concerne notre commune, le Centre Public d’Action
Sociale, faut-il le rappeler, ne semble pas un objectif prioritaire des
partis
soumagnards. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que
depuis la fusion
des communes, le P.S. le considère comme une voie de garage
et y nomme à la
présidence le dernier de ses candidats échevins
tandis que, tous partis
confondus, les mandats de membre du conseil sont souvent autant de lots
de
consolation pour candidats conseillers communaux non élus.
Malgré leur bonne
volonté, ce n’est sûrement pas le
meilleur moyen de choisir les personnes les
plus compétentes et les plus motivées ni
d’initier une politique dynamique et
novatrice.
La
nécessaire confidentialité relative aux
situations
personnelles des bénéficiaires rebondit,
hélas, sur la politique du CPAS qui
reste très discrète. Il n’en est
pourtant pas moins primordial d’évaluer cette
politique qui échappe largement au débat public.
- Dans
quelle mesure le
CPAS contribue-t-il à éradiquer la
misère ?
- Les aides
accordées sont-elles temporaires
ou récurrentes ?
- Dans
les indispensables choix budgétaires, quelles sont les priorités
de l’Action Sociale ?
- Y
a-t-il corrélation entre l’évolution du budget
du CPAS et le bien-être
de nos concitoyens ?
- Son
action se limite-t-elle à de l’assistanat ou,
à l’instar
du mouvement ATD Quart monde, dans sa théorie et sa pratique
le CPAS considère-t-il
les plus pauvres comme les premiers
acteurs de la lutte contre la pauvreté ?
Telles sont, parmi
d’autres, les questions qu’il serait me
semble-t-il utile sinon nécessaire de poser sereinement pour
alimenter ce débat.
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Septembre
2007 |
Moi, je suis un homme politique d’une autre
époque. Une
époque où la politique était plus
structurée. Où les citoyens appartenaient
à
des organisations. Aujourd’hui on vit dans une
société atomisée, de citoyens
individualisés, disons plutôt
émancipés. Qui ont le sentiment que la politique
est là pour résoudre tous leurs
problèmes individuels. C’est très
visible quand
on est bourgmestre.
J.L.
Dehaene
Ex
Premier Ministre,
Le
Soir du 03-08-2007.
En
mettant en exergue cet individualisme, J.L. Dehaene se
plaçait sur le terrain communal et en prenant pour exemple
le comportement des
chiens et de leurs maîtres, évoquait la
propreté que l’on exige des autres,
mais que l’on ne respecte pas soi-même.
Les
réunions de quartier en sont autant d'exemples. La
quasi-totalité des interventions concerne des
désagréments personnels, certes
compréhensibles, mais les questions
d’intérêt général
sont rarissimes. On peut
aussi citer les réactions à la politique des
grands travaux (Ex. : Liaison
autoroutière CHB), peu de personnes les remettent en cause,
sauf si cela passe
près de chez eux.
La
même remarque s'impose à d’autres niveaux
de
pouvoir. Citons, et pas seulement en Belgique, l’attitude des
régions les plus
riches qui veulent se désolidariser des plus pauvres ou au
niveau international,
le rejet par les USA des objectifs de Kyoto.
Souvent,
le mandataire politique sera tenté de relayer
l’ensemble des demandes individuelles. Ce n’est
hélas pas le meilleur moyen de rencontrer
l’intérêt collectif.
Plus
astucieux, d’aucuns préconisent de
s’inspirer de la pub
commerciale (ex : Jean-Philippe
Rémy – Raccourcis vers une certaine
efficacité politique). Pourquoi ne pas,
disent-ils, surfer sur les
individualismes pour « vendre »
un produit d’intérêt collectif.
Procédé
peut-être efficace, mais pauvre de nous si on doit en
arriver à de telles pratiques !
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Juillet
Août
2007 |
Être députée, c’est une
nouvelle responsabilité et j’y vais
avec la même détermination que lorsque je suis
devenue bourgmestre.
Je connais le travail de terrain. À la Chambre, ce sera
davantage un travail de dossier. Je veux ramener la
réalité des communes vers
le fédéral.
Mon premier mandat est celui de bourgmestre et j’y tiens.
Linda MUSIN
Bourgmestre de Fléron
Députée à la Chambre
Le Soir, 29-06-2007.
Encore
une confirmation de la perversité des cumuls. Quand
on sait que des journées de 24 h ne suffisent pas
à un parlementaire qui
voudrait exercer sa fonction avec
« détermination »
comme dit madame
Musin, nous n’avons aucune difficulté à
traduire son raisonnement :
« Ne vous tracassez pas, chaque fois que faute de
temps, je devrai
négliger un mandat, ce sera celui de parlementaire au profit
de celui de
bourgmestre ». À défaut,
à l’instar de J.M. Happart qui signe des contrats
sans n’y rien comprendre, elle votera donc les lois
s’en les avoir lues.
Certes, elle ne
sera pas la seule. Et le fait que ces
pratiques soient largement répandues dans les partis
traditionnels ne les rend
pas moins inacceptables dans une démocratie digne de ce nom.
On nous permettra
de regretter qu’Écolo qui, courageusement
s’interdit ces cumuls, hélas
rentables électoralement, ne soit pas capable de
l’imposer à ses partenaires.
Car, au fait, si le
législateur a depuis 2001 largement
augmenté la rémunération des
mandataires locaux, n’était ce pas pour
qu’ils
puissent se consacrer entièrement à leur
tâche ?
À moins que cette
justification ne soit pure
« démagogie »
selon le mot favori de notre bourgmestre, lui-même membre de
la « confrérie des
cumulards ».
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Juin
2007 |
« Parce
que je
le vaux bien » ou
Comment devenir
Mégalomane
... Selon un processus psychologique classique, la tentation est
grande pour l’homme politique de considérer que
son succès sanctionne non pas
son travail, sa campagne, ou son programme, mais sa propre personne.
J’ai
souvent observé le même
phénomène chez les artistes devenus
célèbres. Rares
sont ceux qui
reconnaissent : « D’abord,
je connaissais des gens
du milieu qui m’ont donné un coup de main,
ensuite, j’ai eu une chance
inouïe ». La plupart pensent que
c’est grâce à leur travail
acharné et à
leur talent qu’ils sont arrivés là
où ils sont. La vérité est que les
deux se
conjuguent.
Il en va de même pour les politiciens. Arrivés au
sommet,
ils ne croient plus au hasard, mais à la
destinée. Ils oublient qu’ils sont des
élus du peuple et croient être les élus
des dieux.
Pascal
de Sutter
«
Ces fous qui nous gouvernent »
Les
arènes 2007 (p.73-74).
Il
serait
me semble-t-il judicieux de proposer cet extrait
du livre de Pascal de Sutter à la méditation de
l’informateur Didier Reynders avant
que les événements ne le contraignent
peut-être
d’admettre d’ici peu que,
décidément,
ce cadeau du 10 juin était empoisonné.
Car si on y réfléchit bien, quelle sera pour lui
l’alternative ?
Soit,
échouer dans sa tentative de transformer en
succès
politique l’essai électoral.
Soit,
« dans l’intérêt
supérieur du pays »,
d’être
le politicien wallon concédant aux Flamands une
réforme de l’État dont tous les
francophones s’accordent pour dire qu’ils
n’en veulent pas.
Pas
de quoi entrer dans l’Histoire par la grande porte.
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Mai
2007 |
.… En France et aux Pays-Bas, les candidats de gauche et de
droite ont formulé, sans aucun complexe, des propositions
visant à diminuer le
nombre de fonctionnaires.
…. En
Belgique aussi, l’allégement de
l’administration doit
devenir un véritable thème électoral.
Rudi
THOMAES
Administrateur délégué de la FEB.
Le Soir, 10-05-2007.
Ce discours très classique du patronat n’est
certes pas
neuf.
Entendez: « Supprimez du
personnel, diminuez vos dépenses publiques, vous pourrez
ainsi réduire les
impôts des entreprises et des riches et en contrepartie, nous
vous apporterons
la prospérité… ».
Personne n’est dupe, M. Thomaes défend avant tout
les
intérêts de sa corporation.
Pour autant, nous ne pouvons faire l’économie
d’une
réflexion sur l’efficacité de nos
services publics. Il est effectivement facile
de « créer » des
emplois dans le service public. Il suffit pour les
financer de prélever des impôts
supplémentaires. Cette politique a cependant
ses limites. Pour ne pas l’avoir compris, les dirigeants de
la ville de Liège
qui s’enorgueillaient d’être la plus
grande entreprise de la région l’ont
conduite à la faillite et ont dû licencier une
grande part de leur personnel. Vingt-cinq
ans plus tard, la population en paie encore les
conséquences. Méfions-nous donc
de ceux qui prétendent créer de
l’emploi en gonflant artificiellement le
personnel des services publics.
Qu’en est-il de notre commune de Soumagne. Il faut le
reconnaître, la fiscalité y reste
modérée. Cependant, le dernier budget vient
d’être approuvé avec un léger
déficit.
Or, si l’on examine le programme du PS, on constate que son
application exigera des moyens et du personnel
supplémentaire. Dès lors, trois
options vont se présenter à la
majorité :
- Elle
fait face à ses nouvelles obligations en augmentant les
impôts.
- Par
une meilleure efficience de son administration, elle dégage
des moyens qu’elle pourra consacrer aux nouveaux services.
- Elle
renonce à une partie de ses projets.
Quel choix, la
majorité PS va-t-elle opérer ? Tel sera
l’un des enjeux essentiels de cette législature.
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Avril
2007 |
Frustrations
électorales.
…. Dans une élection, le peuple n’est
pas invité à donner
son opinion : le vote est secret alors que l’opinion
est publique….
….
L’élection ne donne pas la parole au
peuple : le
silence est au contraire de rigueur dans l’isoloir, et le
résultat d’un scrutin
ne se mesure qu’en voix, en quotients, en sièges.
L’effet final est bien
d’installer, dans une assemblée, certaines
personnes plutôt que d’autres pour y
délibérer, mais à strictement parler,
elles ne savent pas pourquoi elles ont
été choisies.
Il y a, bien sûr, les programmes
de parti, supposés être à
la base du choix des électeurs. Mais on ne peut plus
prétendre aujourd’hui,
voir dans le résultat d’un scrutin une option
affichée entre des programmes et,
encore moins, une indication un tant soit peu précise des
attentes des
citoyens.
D’abord, parce que les
programmes sont mal connus, et de
moins en moins déterminants dans les campagnes
électorales : le style des
candidats tend à prendre le pas sur le débat
d’idées, et la plupart ne se
privent pas de prendre des libertés avec la ligne officielle
de leur parti.
Ensuite et surtout, parce que les programmes brassent une telle
variété de
sujets et de propositions qu’ils ne peuvent
entraîner aucune adhésion en bloc.
En votant pour un parti, on élimine ses concurrents, mais on
ne valide pas son
programme, dont des pans entiers peuvent déplaire ou laisser
indifférent :
à la limite, dans des votes de protestation, de
résignation ou de fidélité, on
choisit un parti malgré son programme….
Vincent de
Coorebyter
Le Soir du
10-04-2007.
Ces extraits d’un
article du Directeur général du CRISP
rappellent avec opportunité aux mandataires publics
qu’ils ne doivent pas trop
se leurrer sur le sens à donner aux votes qui ont
contribué à leur élection.
L’expérience montre d’ailleurs
qu’il suffit de dialoguer avec quelques-uns de
ses électeurs déclarés pour
s’apercevoir qu’on peut voter pour vous pour de
multiples raisons et tout aussi bien parce qu’on vous
connaît que … parce qu’on
ne vous connaît pas.
Aussi ce constat, non seulement invite
tout élu à l’humilité,
mais induit une exigence. Celle qu’il convient pour tout
mandataire de se
donner les moyens de dialoguer avec la population, par contacts
individuels
certes, mais aussi à l’aide de
procédures d’information réciproque.
Pour ce faire, la
majorité dispose notamment des organes de
communication officiels de la commune. Dès lors, le
défi de la minorité est de se
doter de moyens de communication adéquats afin
d’établir le contact avec la
population et d’exister publiquement en dehors des campagnes
électorales.
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Mars
2007 |
Il ne
faut pas
confondre démocratie et gouvernement de la
majorité.
La démocratie a
des
exigences complexes, qui bien sûr comprennent le droit de
vote et
le respect du
résultat des élections, mais
requièrent aussi la
protection des droits et de la
liberté, le respect de la légalité,
ainsi que la
garantie de libre discussion
et de circulation non censurée de l’information et
la
liberté de la commenter.
Amartya
Sen, prix Nobel
d’économie 1998.
« La démocratie des
autres »
Manuels Payot, p.64
Si
notre ambition est de progresser vers la démocratie, nous
sommes en droit de nous poser quelques questions à propos de
notre politique
communale :
De
quelle information dispose la population ?
Est-elle
complète, compréhensible, accessible à
chacun ?
Ses
sources sont-elles suffisamment diversifiées pour
alimenter la libre discussion ?
Nos
concitoyens doivent-ils se contenter de la bonne parole
dispensée par la majorité ?
Sinon,
est-il acceptable que la minorité ne se donne pas les
moyens, si limités soient-ils, pour récolter et
répandre une information
alternative ?
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Février
2007
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Je ne veux en aucune façon dénigrer mes
collègues, mais simplement
en appeler à une réflexion collective sur notre
travail parlementaire
que je considère actuellement comme assez
médiocre.
Paul
FURLAN
Député régional wallon P.S.
Bourgmestre de Thuin.
( Le Soir du 19-01-2007 )
Sous
la rubrique « Toute une journée avec
votre
bourgmestre », le quotidien
« Le
Jour » a publié le samedi 06 janvier 2007
un reportage consacré au mayeur
de Soumagne.
Pour ce faire, la journaliste a suivi notre bourgmestre
pendant une journée entière.
Journée
bien remplie s’il en est, on y voit M. Janssens
consacrer tout son temps à la gestion de sa commune. On
s’en réjouira.
Cependant,
une question effleure notre esprit : quand
exerce-t-il son travail de député
wallon qui est supposé l’occuper aussi
à temps plein ?
Quand on sait
qu’ils sont nombreux au parlement wallon à
cumuler plusieurs mandats, on ne s’étonnera plus
dès lors de la réflexion de
son collègue, stigmatisant la
médiocrité de
leur travail.
Qui peut encore croire que le parlement wallon va être le fer
de
lance du redressement de la Wallonie avec des
députés exerçant leur mandat
à
temps perdu ?
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